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Google Business Profile : la fiche gratuite que beaucoup de commerces laissent à l’abandon

Revendiquer sa fiche, choisir la bonne catégorie, tenir ses horaires, répondre aux avis : le mode d’emploi d’une fiche Google qui vous amène des clients.

Votre fiche existe déjà, même si vous ne l’avez jamais créée

C’est la première chose qui surprend les commerçants : la fiche qui apparaît quand on cherche le nom de votre établissement n’a pas forcément été créée par vous. Google agrège des informations venues d’annuaires, de données cartographiques et de contributions d’utilisateurs. Une fiche peut donc porter votre nom, un horaire faux et une photo prise par un passant il y a quatre ans, sans que personne chez vous ne soit jamais intervenu.

Tant qu’elle n’est pas revendiquée, vous ne pouvez pas la corriger — mais n’importe quel internaute peut, lui, suggérer une modification, et ces suggestions peuvent être appliquées. Revendiquer la fiche, ce n’est donc pas d’abord une action de visibilité : c’est reprendre le contrôle de ce que le moteur raconte de vous.

La revendication se fait depuis la fiche elle-même, avec un compte Google, qui vérifie que vous êtes bien l’établissement : par courrier postal, téléphone, e-mail ou vidéo selon les cas. Comptez quelques jours.

Le compte doit vous appartenir, à vous

C’est le conseil le plus ennuyeux de cet article, et le plus utile sur dix ans. Créez la fiche sur un compte Google au nom de l’entreprise, dont vous détenez le mot de passe, puis ajoutez vos prestataires comme gestionnaires. Jamais l’inverse.

L’ordre paraît anodin, il ne l’est pas. Quand une agence crée la fiche sur son propre compte, elle en reste propriétaire. Le jour où vous changez de prestataire, vous vous retrouvez à demander la restitution d’un élément qui pèse sur votre chiffre d’affaires : la procédure de récupération existe, elle prend du temps, et elle n’est pas garantie. Le même raisonnement vaut pour votre nom de domaine — ce sont des actifs de l’entreprise, pas des livrables d’une prestation.

  • Un compte Google au nom de l’entreprise, créé et détenu par vous
  • Les prestataires ajoutés comme gestionnaires, jamais comme propriétaires
  • Le mot de passe dans le coffre de l’entreprise, pas dans une seule tête
  • Un retrait d’accès le jour où une collaboration s’arrête

La catégorie principale : le champ qui décide le plus

Parmi tous les champs de la fiche, la catégorie principale est celui qui pèse le plus sur les recherches où vous apparaissez. Elle se choisit dans une liste fermée, et il faut résister à deux tentations : la formulation la plus flatteuse, ou la plus large.

Un traiteur qui se déclare « restaurant » sera comparé aux restaurants, sur des recherches qu’il ne peut pas satisfaire. À l’inverse, une catégorie trop pointue vous fait disparaître des recherches courantes. Partez du mot que vos clients emploient au téléphone, puis cherchez la catégorie qui s’en approche le plus.

Les catégories secondaires couvrent les autres prestations : ajoutez celles que vous exercez vraiment, pas tout ce que vous savez faire. Une fiche qui déclare douze activités inspire moins confiance qu’une fiche cohérente.

Horaires, adresse, téléphone : le détail qui coûte des clients

C’est là que se joue la différence entre une fiche décorative et une fiche qui travaille. Une personne qui trouve votre commerce fermé alors que la fiche annonçait « ouvert » ne vous laissera pas de seconde chance, et laissera parfois un avis pour prévenir les suivants.

Tenez donc les horaires exceptionnels : jours fériés, congés d’été, fermeture pour inventaire. Ce champ existe précisément pour cela, et il se renseigne à l’avance, en une fois, quand vous préparez votre calendrier de l’année.

Vérifiez aussi que le point sur la carte tombe devant votre porte, et que le numéro affiché est celui que quelqu’un décroche. Si vous n’avez pas de local recevant du public — artisan qui se déplace, activité exercée à domicile —, vous pouvez masquer l’adresse et déclarer une zone d’intervention : c’est prévu, et cela évite une suspension pour adresse non conforme.

Photos et description : écrites pour un humain

Les photos sont le premier contact visuel avec votre établissement, souvent avant même votre site. Quelques images récentes valent mieux qu’une galerie de trente : la devanture telle qu’on la voit du trottoir, l’intérieur, deux ou trois réalisations. Évitez en revanche les images de banque d’images : elles se repèrent, et racontent l’inverse de ce qu’un commerce de proximité a à vendre.

La description, elle, se lit comme une présentation à un client, pas comme une liste de mots-clés. Dites ce que vous faites, pour qui, où, et ce qui vous distingue. Les formules du type « le meilleur de votre ville » n’améliorent pas votre position et abîment la lecture.

Avis et messages : n’ouvrez que ce que vous pouvez tenir

Solliciter des avis est parfaitement autorisé, et le bon moment est juste après une prestation réussie, avec un lien direct. Ce qui est interdit l’est tout autant : acheter des avis, en rédiger soi-même, offrir une contrepartie contre un avis positif. En France, ces pratiques relèvent de la tromperie du consommateur.

Répondez, surtout aux avis négatifs. Une réponse courte, factuelle et sans polémique ne s’adresse pas à son auteur mais aux dizaines de personnes qui la liront ensuite. Un désaccord traité posément rassure souvent davantage qu’une page d’avis parfaits.

Quant à la messagerie de la fiche et à la réservation, elles ne servent que si quelqu’un les surveille. Un message resté trois jours sans réponse fait plus de mal qu’une messagerie désactivée : n’activez que ce que votre organisation peut absorber.

Ce dont vous n’avez pas besoin

Disons-le franchement, parce que c’est là que partent des budgets inutiles. Vous n’avez pas besoin de payer pour « être référencé sur Google » : la fiche est gratuite, et la position dans les résultats naturels ne s’achète pas. Les appels annonçant que votre fiche va être supprimée faute de paiement relèvent d’une arnaque connue.

Vous n’avez pas besoin non plus de publier un message chaque semaine sur la fiche si vous n’avez rien à annoncer : les publications servent à signaler quelque chose de réel, pas à tenir une cadence. Et si votre activité est purement locale et votre fiche déjà bien tenue, la publicité en ligne peut attendre — elle amplifie une présence qui fonctionne, elle ne répare ni une fiche à l’abandon ni un site illisible sur téléphone.

  • Prestataires facturant « l’inscription sur Google » : elle est gratuite
  • Appels menaçant de supprimer votre fiche contre paiement : arnaque
  • Publications hebdomadaires sans actualité
  • Achat d’avis : interdit et détectable

Lire les chiffres, puis brancher la fiche sur votre site

La fiche fournit gratuitement des statistiques utiles : combien de personnes l’ont vue, combien ont appelé, demandé l’itinéraire ou cliqué vers votre site, et par quelles recherches elles sont arrivées. Regardez-les une fois par mois, pas tous les jours. Et ne jugez jamais votre position en cherchant votre propre nom depuis votre comptoir : vos résultats dépendent de votre historique et de votre position exacte.

Le dernier maillon, c’est ce qui se passe après le clic. Une fiche parfaite qui envoie vers un site lent, illisible sur téléphone ou sans moyen de commander ne fait que déplacer le problème. Une fois par trimestre, prenez le chemin dans l’autre sens : cherchez votre commerce depuis un téléphone, cliquez, et allez jusqu’au bout de ce qu’un client voudrait faire. Le restaurant Le S’Potes, que nous avons équipé de notre logiciel de caisse OmniPOS, reçoit ainsi ses commandes sur son propre domaine plutôt que sur une place de marché qui prélève une commission sur chaque panier.

Si vous voulez qu’on regarde votre fiche et votre site avant que vous ne dépensiez quoi que ce soit, écrivez-nous : nous vous dirons ce qui mérite d’être corrigé et ce qui n’en vaut pas la peine — y compris quand la réponse est que vous n’avez besoin de rien pour l’instant.

Nos prestations de création de site : omnipro-solutions.com/omnitech/creation-site-internet — pour nous écrire : omnipro-solutions.com/contact