Aller au contenu

OmniTech — administration systèmes et réseaux

Maintien en conditions opérationnelles : ce que le contrat doit couvrir

Derrière le sigle MCO, une idée simple : que votre informatique continue de fonctionner, au lieu d’être réparée quand elle s’arrête. Voici ce que recouvre un contrat MCO, comment le lire avant de signer — et quand il ne se justifie pas.

Concrètement

Cinq gestes réguliers, pas une assurance abstraite

Une liste d'actions précises, exécutées à intervalles réguliers et tracées.

La surveillance continue

Des sondes vérifient que les serveurs répondent, que les disques ne se remplissent pas, que les services critiques tournent. Le problème s'apprend par une alerte, pas par un appel de vos équipes.

Les mises à jour appliquées, pas repoussées

Systèmes, logiciels et équipements réseau, selon un calendrier convenu, hors de vos heures d'activité. Une mise à jour repoussée six mois est la cause la plus banale des incidents.

Les sauvegardes testées par restauration

Copier ne suffit pas : il faut restaurer régulièrement pour vérifier que tout fonctionne. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une hypothèse.

Le remplacement préventif

Un disque qui fatigue se remplace avant la panne, pas après. Toute la logique du MCO : dépenser un peu à froid plutôt que beaucoup en urgence.

Le suivi des garanties

Chaque équipement a une garantie, chaque logiciel une licence. Nous tenons ce registre pour que rien n'expire en silence — et qu'un matériel sous garantie ne soit pas remplacé à vos frais.

C’est ce que nous appliquons au S’Potes et à SO’AB SWEETS, présentés dans nos réalisations.

La différence avec le dépannage

Le dépannage répare, le MCO évite d'avoir à réparer

Deux approches légitimes, qui ne répondent pas à la même question.

Le dépannage intervient après coup : quelque chose est cassé, vous appelez, quelqu’un répare. Cela suffit à un petit parc sans serveur ni donnée critique. Le MCO prend le problème dans l’autre sens : surveiller, mettre à jour, tester et remplacer avant la panne. Il se justifie dès qu’une heure d’arrêt vous coûte réellement quelque chose — une caisse qui n’encaisse plus, des commandes qui ne partent pas.

Avant de signer

Ce qu'un contrat MCO doit contenir

Un bon contrat se reconnaît à sa précision. Ce qui reste vague se retournera contre vous à l'incident.

  • Le périmètre exact, équipement par équipement

    Quels serveurs, quels postes, quels logiciels. « Votre parc informatique » sans inventaire annexé est un signal d'alerte : ce qui n'est pas listé sera discuté à l'incident.

  • Les délais d'intervention, avec leur définition

    Un délai ne veut rien dire sans préciser ce qu'il mesure : le temps avant qu'on s'occupe de vous, ou avant que ça remarche. Il faut savoir lequel vous signez.

  • Ce qui est exclu, écrit noir sur blanc

    Matériel hors garantie, logiciels métier tiers, interventions sur site : chaque contrat a des exclusions. Un contrat qui n'en affiche aucune en a quand même.

Le piège classique

Prise en compte n'est pas résolution

La clause la plus mal comprise des contrats MCO, et celle qui déçoit le plus.

Un contrat peut afficher un délai flatteur — « prise en compte en 4 heures ». Ce délai mesure le temps avant qu’un technicien ouvre votre dossier, pas avant que votre problème soit résolu : un prestataire peut accuser réception en quatre heures et vous laisser à l’arrêt trois jours sans manquer à ses engagements.

La question à poser : « si mon serveur tombe un mardi à 9 heures, à quelle heure suis-je certain de retravailler ? » Si le contrat n’y répond pas, il engage le prestataire à décrocher le téléphone, pas à vous remettre en marche. Nos contrats distinguent les deux délais — dans l’esprit de notre méthode de travail.

Nos limites

Quand un contrat MCO ne se justifie pas

Vendre un forfait à qui n'en a pas besoin est le moyen le plus sûr de le perdre en deux ans.

Si votre parc tient en quelques postes et une box, sans serveur ni logiciel critique, un contrat mensuel coûtera plus cher que les incidents qu’il évite. Nous proposons alors une mise en ordre initiale — sauvegardes, double authentification, documentation — puis des interventions ponctuelles. Le contrat devient pertinent quand apparaît un serveur, une donnée dont la perte serait grave, ou une activité qui ne tolère pas l’arrêt. Cette frontière se discute au premier rendez-vous, dans la continuité de notre offre d’infogérance.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur le MCO

Que veut dire exactement « maintien en conditions opérationnelles » ?
L'ensemble des actions qui font qu'un système continue de fonctionner dans la durée : surveillance, mises à jour, sauvegardes testées, remplacement préventif, suivi des garanties. En clair : ce qui évite la panne.
Que signifie « délai de prise en compte » dans un contrat ?
Le temps maximal avant qu'un technicien ouvre votre dossier — pas avant que votre problème soit résolu. Vérifiez toujours si le contrat engage aussi un délai de rétablissement.
Le remplacement du matériel en panne est-il inclus ?
En général, la main-d'œuvre l'est, pas le matériel : il reste à votre charge, sauf garantie constructeur encore valable. D'où l'importance du suivi des garanties.
Quatre postes et une box : un contrat MCO a-t-il un sens ?
Probablement pas, et nous vous le dirons. À cette taille, un forfait mensuel coûte souvent plus cher que les incidents qu'il évite. Le contrat se justifie quand apparaissent un serveur ou des données critiques.
Que se passe-t-il si la panne vient d'un logiciel métier tiers ?
Nous posons le diagnostic, contactons l'éditeur et suivons le dossier jusqu'à la résolution — mais nous ne corrigeons pas un logiciel dont nous n'avons pas le code.

Voir aussi l’infogérance au complet, comment se passe un projet et les métiers OmniTech.

Un contrat MCO sous les yeux ? Faisons-le relire

Envoyez-nous le contrat qu'on vous propose : nous vous dirons ce qu'il couvre vraiment — et si vous n'en avez pas besoin, nous vous le dirons aussi.